Expositions

Adrian Falkner à la galerie Le Feuvre & Roze

Venez retrouver les œuvres sur toile du plus célèbre graffeur de Bâle Adrian Falkner à la galerie Le Feuvre & Roze du 17 mai au 16 juin 2018. Intitulé Cold Fever, cette exposition est une nouvelle occasion de pouvoir admirer la transition de l’artiste après l’exposition Thinking Hand datant de 2016.

Le graffiti sous le nom de Smash137

Né à Bâle en 1989, Adrian Falkner n’a jamais voulu être artiste à la base. Il pensait même que les artistes étaient des personnes étranges vivant dans des cirques. C’est à 11 ans qu’il découvre le graffiti en regardant un groupe de potes écrire leurs noms sur des arrêts de bus. Depuis ce moment-là, il laissa son imagination s’exprimer sur les murs de Bâle. Des murs qui sont d’ailleurs beaucoup plus longs que les autres métropoles européennes. Les murs étant parfaits pour s’exprimer, il dira même que la gare de Bâle est devenu son « musée ». C’est pendant cette période qu’il prendra le nom de Smash137 issu d’un principe historique du mouvement street art. En effet les artistes s’identifient souvent à un pseudonyme suivi du numéro de leur rue. Dans son cas, il choisit le numéro 137 car le pseudonyme Smash était assez répandue  dans le milieu.

Avec le temps, Adrian Falkner est devenu une référence dans le monde de l’art urbain avec son abstraction à la bombe de peinture. Les murs de Barcelone, New York, Rio ou Berlin ont tous vu passer cette grande figure du street art.

Smash137 street art Smash137 street art graffiti

Du graffiti à la peinture sur toile

Le déclic arrive en 2005, suite à un procès causé par son goût un peu trop prononcé pour les graffitis sur les bâtiments publics, il décida d’abandonner pendant un temps le graffiti pour se concentrer sur les peintures sur toile. Il entamera une transition lente par la suite où il finira par complètement se détacher du graffiti. Il ne souhaite pas transposer son art de rue en galerie, car selon lui ce serait comme l’impression de regarder un tigre en cage.

Son évolution artistique l’ayant poussé vers les galeries et les musées, son travail relève essentiellement de la recherche géométrique et structurale. Depuis ses débuts, le travail d’Adrian Falkner a toujours été très contrôlés et structurée, mais sa transformation l’a poussé à atteindre une forme de liberté à travers l’expérimentation du geste impensé. L’imperfection est devenu un objectif pour lui et ils utilisent ses outils à merveille. Brosse, bombes de peinture et usage de pinceaux détériorés sont appréciés par l’artiste. La perfection que l’on trouve dans les machines l’ennuie, il dit notamment que « l’imperfection est une particularité de l’être humain et questionner la structure de l’imperfection me passionne ! ». Ces cercles inachevés, les cercles qui s’entrecroisent mais qui ne sont jamais superposés ou encore ce rond qui n’est jamais deux fois le même représentent cette imperfection mise en avant.

https://www.instagram.com/p/Bi4L2UVl77L/

Infos Pratiques

Exposition Cold Fever d’Adrian Falkner

Du 17 mai au 16 juin

Galerie Le Feuvre & Roze

178, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris.

 

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